Soins de longue durée: ce qu’il faut savoir

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L'importance de la planification

Les soins de longue durée. Le sujet est capital pour tout retraité et prend de plus en plus d’importance à mesure que l’on vieillit. Or, si chacun de nous reconnaît sa pertinence, rares sont ceux qui semblent disposés à en parler. Pourtant, ce n’est que par la discussion et la planification que l’on peut prévenir les problèmes et tirer pleinement parti des ressources mises à notre disposition.

Selon un récent sondage de la Financière Manuvie, 82% des baby-boomers canadiens estiment que les soins de longue durée pourraient grignoter leur revenu de retraite et leur actif, 54% des répondants ont des proches ou des amis qui ont eu besoin de soins de longue durée, et 38% ont déjà dispensé des soins de longue durée à quelqu’un de leur entourage.

«Aujourd’hui, les gens vivent plus longtemps et ont moins d’enfants, et ces derniers ne sont pas toujours capables de les prendre en charge. Ces gens courent ainsi plus de risques de recevoir un jour des soins de longue durée, surtout s’ils vivent jusqu’à 85 ans, indique le Dr Rubin Becker, gérontologue. Une bonne planification peut nous garantir un meilleur accès aux soins; elle nous permet aussi de demeurer à la maison aussi longtemps que possible et de jouir d’une meilleure qualité de vie même quand des soins en établissement deviennent nécessaires.»

Le sondage de Manuvie révèle aussi que la majorité des répondants (54%) doutent que les programmes gouvernementaux suffisent à répondre à leurs besoins en matière de soins de longue durée, une opinion que confirment les statistiques. «Ne faites pas l’erreur de croire que l’État sera là pour vous», affirme Jacqueline Figas, consultante et auteure spécialisée dans les questions liées aux personnes âgées pour le compte du Health Assured Financial Group, une société canadienne établie à Mississauga. En 1966, on comptait sept travailleurs pour chaque retraité, poursuit Mme Figas. Le nombre de personnes qui prendront leur retraite connaîtra une très forte hausse dans les prochaines années, avec une première vague de baby-boomers qui aura 65 ans en 2011. Dès 2015, le ratio travailleur/retraité chutera à trois pour un.

La planification est particulièrement importante pour les femmes, pour plusieurs raisons, comme le précise Manuvie dans sa documentation:

  • les femmes appartenant à la génération des baby-boomers ont moins d’enfants, et ces derniers sont souvent moins bien placés pour les aider.

  • les femmes passent leur vie à dispenser des soins à leurs proches et quand elles vieillissent, elles n’ont souvent personne sur qui compter;

  • les hommes sont généralement moins à l’aise dans le rôle d’aidant naturel;

  • les femmes survivent généralement à leur mari ou à leur conjoint;

  • lorsque les femmes arrivent à un âge avancé, elles manquent de ressources financières.



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