Chère maman!

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YVON MATHIEU, 60 ANS. 

Travailleur de la construction. Fils de Jeanne.

«Quand je pense à maman, c’est souvent son éclat de rire et son goût de vivre qui me reviennent... avec la saveur de ses bons desserts! Elle guettait notre réaction chaque fois qu’elle nous en servait! Ce qui était essentiel pour notre mère, c’était de préserver les liens familiaux, et le partage autour de la table en faisait sans doute partie. Elle m’a légué cette façon de penser. C’est de ma mère également que me vient l’amour des voyages. Comme elle, j’aime découvrir de nouveaux endroits. Et comme elle aussi, j’essaie de tenir bon face aux épreuves. Maman m’a toujours dit qu’il ne fallait jamais perdre espoir.»

STÉPHANE MAILLOUX, 48 ANS. 

Physiothérapeute. Fils de Gisèle. 

«Ma mère était funambule et jongleuse de vie. Elle cherchait la bonne entente entre tous, en souhaitant que chacun s’épanouisse. C’est dans la trentaine que j’ai compris son amour inconditionnel pour les siens. Ce sentiment d’amour qui n’emprisonne pas l’autre mais qui l’accepte tel quel. Je ne dis pas qu’elle m’a légué cette capacité, mais elle m’a permis de la voir à l’oeuvre, ce qui est déjà énorme. Souvent, dans une situation où je suis ambivalent, je me demande comment ma mère aurait réagi. Je dois avouer que la réponse est alors particulièrement empathique et respectueuse des autres et de moi-même.»

LISE BIGRAS, 65 ANS. 

Thérapeute et coach. Fille d’Antoinette. 

«Ma mère était de la génération de celles qui se consacraient au bien-être familial, tout en cultivant souvent en cachette leurs propres rêves. Elle m’a légué plusieurs trésors, dont le libre arbitre. Elle reconnaissait mes ambitions, même si parfois elle aurait souhaité autre chose pour moi, et n’a pas cessé de m’accompagner sur ma route. Elle m’a inculqué le désir d’être une femme audacieuse, persuadée que tout est possible. Elle m’a appris à défendre et à m’approprier mes droits. Je lui dois d’être devenue une personne entière et authentique. C’est son plus beau cadeau.»

DANIELLE STANTON, 57 ANS. 

Journaliste indépendante. Fille de Françoise.

«Elle était optimiste, sociable, flamboyante. Tout ce que je ne suis pas! Au-delà, ma mère était libre. Née dans un monde bouffi de conventions, elle avait décidé de vivre Sa vie. «Ne te fiche jamais des autres, mais fiche-toi de ce qu’ils pensent!» me répétait-elle. La liberté qui guidait ses pas éclaire aujourd’hui les miens. Le droit d’être moi, le courage de m’assumer avec mes qualités et malgré mes erreurs, c’est elle qui me les a transmis. Ma mère m’a aimée. Beaucoup. À cause de cela, j’ai toujours eu la calme certitude de pouvoir être aimée de quelqu’un. Difficile de faire plus beau cadeau à un être humain.» 

JACINTHE VAILLANCOURT, 46 ANS. 

Physiothérapeute. Fille de Lorraine.

«J’ai perdu ma mère il y a 10 ans. Malgré une maladie chronique, elle a toujours fait preuve d’une joie de vivre contagieuse et profitait de chaque instant. Maman s’intéressait à l’être humain. Elle m’a transmis la certitude qu’une femme peut tout faire, avec la confiance que cela procure pour avancer dans la vie. Lorsque j’ai dû moi-même surmonter un grave problème de santé, c’est sa force et son aplomb qui m’ont servi de modèle. Cet héritage, j’en ai pris conscience bien après son décès. Avoir les outils pour vivre sereinement, quoi qu’il arrive, c’est le plus beau legs qu’on puisse recevoir.»



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