Je suis loin, mais je suis là

Ève Martel

Julie Marois

Comment aider un proche qui a besoin de soutien quand on se trouve à distance? Plusieurs gestes bienveillants peuvent faire une différence et nous éviteront de ressentir une culpabilité démesurée. 

Il est 10 h par un beau matin de juin. J’ai raté un appel de mon père, qui m'a téléphoné pendant un rendez-vous. J’écoute le message. «Allô, Ève. Si tu pouvais me rappeler… J’ai eu un petit accident. Tout va mieux là, mais je me suis cassé la colonne vertébrale. On se parle bientôt.»

C’est la panique! J’appelle papa. Il a fait une vilaine chute dans un sentier de randonnée. La fracture est grave, mais on a évité le pire. Après une chirurgie qui le laisse avec une tige en titane dans le dos, il entame une convalescence de trois mois avec un collet cervical. Je l’appelle mon petit papa Robocop, comme le personnage du film du même nom, reconstitué avec une carrosserie de métal. 

La situation m’a d’abord fait éprouver une grande impuissance: celle de ne pas pouvoir prendre soin en personne de quelqu’un que j’aime. Après le choc initial, je me suis souvenue que j’avais vécu cette situation précédemment, alors qu'il combattait un cancer de la prostate (qu’il a vaincu depuis). J’avais développé certains réflexes. Je devais simplement les remettre en pratique. Et surtout, éviter de me sentir coupable de ne pas poser certains gestes évidents, alors que d’autres, tout aussi pertinents, pouvaient être les bienvenus.

Si vous vivez la même chose avec un de vos proches, ces nouveaux réflexes vous aideront à ne pas tomber dans le piège de la culpabilité qui nous guette quand d’autres membres de la famille ont plus de temps libre, plus d’argent pour aider dans les dépenses ou habitent plus près.

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