Grandes entrevues Le Bel Âge: Sébastien Kfoury

Grandes entrevues Le Bel Âge: Sébastien Kfoury

Martin Laprise

Natif de Saint-Lambert, en banlieue de Montréal, Sébastien Kfoury a toujours été attiré par les animaux de compagnie. Il a aujourd’hui un caniche royal qui fait le bonheur de ses enfants. Pourquoi avoir choisi la médecine vétérinaire? La réponse a de quoi surprendre. «Les animaux ne sont jamais hypocrites comme certains humains, lance-t-il. Je ne voulais pas consacrer ma vie à des gens qui font le tour des cliniques en prétextant des maux de dos imaginaires, alors qu’ils ne désirent qu’un papier du médecin pour cesser de travailler!» L’argument a le mérite d’être clair.

Sébastien Kfoury compare son métier à celui du détective. «Comme les animaux ne peuvent nous dire où ils ont mal, il faut chercher parmi les symptômes pour trouver la source de leur inconfort, explique-t-il. On observe les signes, les comportements, on fait des analyses sanguines. Parfois, les problèmes tiennent de la psychiatrie animale : il y a des déséquilibres dans le cerveau qui peuvent causer des problèmes de sérotonine – molécule qui joue un rôle important dans les changements d’humeur. On doit alors prescrire des antidépresseurs à l’animal.» 

Souvent, les mauvais comportements des chiens sont dus à l’éducation qu’ils ont reçue de leurs maîtres. Par exemple, si un chien jappe sans cesse, son propriétaire va lui dire doucement de se taire tout en lui caressant la tête : le chien va japper encore plus pour avoir d’autres caresses! Et dresser son chien comme un animal de combat ne rendra pas la bête plus sociable que son maître. 



Pages :