Grandes entrevues Le Bel Âge: Jocelyne Cazin

Grandes entrevues Le Bel Âge: Jocelyne Cazin

Laurence Labat

C’est vrai que l’ex-animatrice et journaliste est toujours aussi active qu’avant, sauf qu’elle a quitté le monde de la performance à tout prix. Conférencière et bénévole pour plusieurs causes, elle est devenue écrivaine, le temps de publier J’ose déranger aux éditions Libre Expression. Dans ce livre, elle nous fait part de ses réflexions personnelles inspirées des thèmes de conférences qu’elle livre un peu partout. Entre les lignes, on découvre une femme forte, courageuse, mais à mille lieues du pitbull de l’information, comme l’ont surnommée des collègues mâles un peu jaloux de son talent. 

Saudite adrénaline 

En lisant J’ose déranger, on est frappé par le besoin constant d’adrénaline qu’éprouve encore Jocelyne Cazin. Même si elle se dit sereine dans la vie, elle semble toujours accro à cette substance excitante sécrétée lors des moments de grand stress. Tous les journalistes qui travaillent à la télévision vous le diront, rien n’égale la montée d’hormones qui accompagne une performance en direct devant la caméra et qui ressemble à s’y méprendre à un high de cocaïne. Jocelyne le confirme. Il lui est arrivé de perdre connaissance pendant une pause publicitaire un jour de grande fatigue. «On m’a mis une serviette d’eau froide sous la nuque, et j’ai un peu repris mes esprits. Quand le régisseur a crié: “En ondes dans 15 secondes”, l’adrénaline a pris le dessus, je me suis assise à mon bureau et j’ai poursuivi l’émission comme si de rien n’était. C’est miraculeux, l’adrénaline!» 

Il ne faudrait pas confondre Jocelyne Cazin avec une speedée, mais elle admet que ses horaires sont toujours très chargés. «Quand je me lève le matin et que je regarde mon agenda, cela me rassure de voir que j’ai quelque chose à faire jusqu’au soir, dit-elle. Si j’ai une plage vide d’une heure, je m’empresse de la remplir avec une activité quelconque. La grande différence qu’il y a avec la Jocelyne que j’étais avant, c’est que je ne fais aujourd’hui que des activités qui augmentent mon bonheur.» 

Parmi ces activités, le golf a pris une grande importance. La journaliste a quitté Montréal pour une charmante petite ville des Laurentides où elle s’adonne tout l’été à son sport préféré. L’hiver, elle s’installe en Floride, pas très loin d’un 18 trous. 



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