Les effets de l'exercice sur le cerveau

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L’effet calmant de l’exercice

Contrairement aux tranquillisants en comprimés qui détendent les muscles de 30 à 60 minutes après leur ingestion, l’effet calmant de l’exercice est quasi immédiat. Après seulement 4 ou 5 minutes d’exercices légers, on observe déjà une baisse sensible de l’activité électrique dans les muscles, et donc de la tension musculaire. La beauté de la chose, c’est que plus une personne est tendue, plus elle profite de l’effet relaxant de l’exercice.

Par ailleurs, 30 minutes d’aérobique aident à réduire l’anxiété passagère pendant 2 à 4 heures. Sur ce plan, l’efficacité de l’exercice se compare favorablement à celle de tranquillisants connus comme le Valium ou l’Ativan.

D’autre part, les chercheurs ont constaté que les personnes physiquement actives sont, en général, moins anxieuses et supportent mieux les situations stressantes que les personnes sédentaires (une étude menée à l’Université du Colorado montre que les rats entraînés, puis exposés à un stress intense, récupéraient plus rapidement d’une infection causée par la bactérie E. coli que les rats sédentaires exposés au même niveau de stress).

À long terme, la pratique régulière de l’activité physique réduit le degré de gravité de l’anxiété chronique et des crises de panique. En se servant de l’électro-encéphalographie (mesure de l’activité électrique du cerveau), des chercheurs ont pu constater que les exercices rythmiques – marche, jogging, ski de fond… – augmentaient l’activité des ondes alpha dans le cerveau. Ces ondes sont associées à un état de calme semblable à celui ressenti par les adeptes de la méditation ou du yoga.

Les exercices rythmiques favoriseraient aussi – cela reste à être démontré – la synchronisation des deux hémisphères du cerveau en les activant simultanément. Ainsi, pendant que l’on jogge, marche ou nage, la pensée rationnelle de l’hémisphère gauche se mélangerait à la pensée intuitive et imagée de l’hémisphère droit, ce qui aurait pour effet d’éclaircir nos pensées. Souvenez-vous qu’Aristote aimait faire de longues marches pour réfléchir…



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