La beauté du monde

Du bleu roi, du bleu azur, du rouge, du noir... L’artiste, qui a eu une vie marquée par la passion, mais aussi la souffrance, a mis toute sa fougue dans ces rouges, ces bleus appliqués de façon impulsive, dans un élan à la fois vif et violent, impétueux et indompté comme elle l’était elle-même. 

Une oeuvre énergique et colorée comme un hymne à la vie. 

Quand ça ne va pas, quand la lassitude m’assaille, je fais une halte devant mon tableau et je laisse cette formidable énergie pénétrer en moi. Je ne tarde pas à retrouver mon allant et ma bonne humeur. . . . 

La beauté, qu’on la découvre dans une oeuvre d’art ou dans la nature, a ce pouvoir étrange et mystérieux de nous élever au-dessus de la grisaille. Ainsi en est-il de mon Gervais, qui me rend la vie plus douce. 

Une amie, elle, a pris l’habitude de toujours avoir sur la table de son salon une fleur fraîche. Cette beauté éphémère lui rappelle que tout n’est pas que laideur en ce bas monde. Cette fleur la rattache sans doute aussi à ce qu’il y a de plus beau et de meilleur en elle. C’est son garde-fou contre le défaitisme et l’amertume. . . . 



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