Fière comme une centenaire

Jean-Louis-Gauthier billet de juillet-août 2014

Si les premiers colons s’y étaient amenés quelques années auparavant, c’est en janvier 1914 que le lieutenant- gouverneur annonçait officiellement la fondation de la municipalité, dont le nom fut choisi en l’honneur d’Alice Amos, épouse de Lomer Gouin, alors premier ministre du Québec. 

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Amos, où sont nés mes parents: Louis-Claude Gauthier, fils de François-Xavier Gauthier, hôtelier, puis entrepreneur forestier, et Marguerite Larocque, fille d’Hormidas Larocque, journalier, homme à tout faire et aux mille misères. 

À 17 ans, Marguerite allait promener ses rêves de jeune fille, en compagnie de sa soeur Jeanne, sur les trottoirs de bois de la rue Principale. Un soir, son regard a croisé celui de Louis-Claude Gauthier, un grand brun un peu ténébreux. Le mal était fait! Ils se marièrent peu après et firent des enfants, dont un aux yeux bleus comme son grand-père Hormidas et qu’ils ont prénommé Jean-Louis (j’aurais préféré Louis-Jean, mais ça, c’est une autre histoire!). 

Vous aurez compris que ce billet est un hommage à la ville où je suis né, et qu’il sera empreint de chauvinisme du début à la fin. Je dirai d’abord que si mon pays, c’est l’hiver, c’est avant tout l’hiver abitibien et, plus encore, l’hiver amossois, qui bat tous les records les jours de grand frette, mais dont les étés sont aussi les plus chauds du pays. 

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Il y a certainement autant d’Amos qu’il y a d’Amossois. Il y a surtout mon Amos à moi! Car même si j’ai grandi à Senneterre, nous revenions chaque fin de semaine ou presque à Amos, en visite chez tante Margot ou tante Thérèse. Puis, à 13 ans, devenu pensionnaire au séminaire, j’y ai amorcé mon adolescence. 



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Commentaires

Amos ville centenaire

J'étais secrétaire au magasin de meubles Yvanhoe Frigon vers 1952. Oui la dame qui dormait dans la vitrine avait été hypnotisée. Mon patron, M. Frigon, a dû faire revenir l'hypnotiseur pour réveiller la dame et la faire partir sous la menace du curé.

Amos centenaire

Je suis agréablement surprise de votre billet sur le centième anniversaire de la ville d'Amos. Comme j'y demeure depuis bientôt 40 ans, je suis contente que d'autres personnes puissent à leur tour la découvrir et viennent ainsi faire connaissance avec la région. Et que dire de l'apparition soudaine du maire de cette même ville à la dernière page! Bravo! Le Bel Âge m'a fait sourire!