Par Louise Dallaire

Sac à dos en Inde

Sac au dos, seule, dans un hôtel sans étoile au coeur des Himalayas en Inde du nord, je rencontre une famille hindoue. Père, mère, fille, tante et porteur. Ils m'invitent à les suivre au sommet des montagnes là où résident les dieux. La raison? Prier. La condition? Je peux marcher avec mon sac à dos pendant des heures. Oui, je le peux. Nous partons tôt le lendemain dans un bus rempli à craquer d'hommes, de femmes, d'enfants et d'animaux vers une destination qui est la carte de l'Inde : le dernier village au bout d'une longue route. Le voyage est magnifique et extrêmement difficile. Mais atteindre le bout de la route n'est pas suffisant. Il nous reste une journée de marche... avant d'arriver à la résidence des dieux. Le père m'avait dit qu'il n'y avait pas de mots assez puissants pour décrire ce lieu. Il avait raison. Les mots me font défaut encore aujourd'hui. Et nous avons prié. Et nous avons marché, mangé, touché la source du Gange. Enfin, l'une de ses sources. Le retour fut tout aussi magnifique et inconfortable. J'apprends à accepter ce qui est. J'apprends à prier comme eux des dieux dont je ne saisis que le nom. L'aventure est grande au dehors et au dedans. Je ne serai plus la même. Jamais. Après sept jours et sept nuits auprès d'eux à voyager, marcher, faire la cuisine, laver la vaisselle, prier, dormir, rire et pleurer, je me retrouve de nouveau seule, au coeur des Himalayas. Étrangement, je ne me sens plus vraiment seule. Leur esprit m'accompagne tout le long de ma route qui traversera la Rajastan avant de revenir au Québec, heureuse et en santé.

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