Par Julie Stanton

Jean Désy, 59 ans. Médecin urgentologue et écrivain.

«J’arrêterais tout en disant: «Assez! C’est assez! On se calme pour une nuit. Pas de cadeaux. On se regarde dans les yeux, on s’aime, et si on ne s’aime pas, on se force quand même à s’aimer, et si on ne veut pas se forcer, eh bien, on accepte de changer de vie ou de changer de galaxie. «Pour un soir, j’arrêterais la marche en avant de l’humanité qui sera bientôt constituée de 10 milliards d’individus… puis de 12 milliards… puis de 20 peut-être. Ayoye! Si j’étais le père Noël, je dirais à mes ouailles, mais surtout aux petits, eux qui ont à coeur plus que les autres de rêver leur avenir, je leur dirais de prendre une grande respiration et de regarder vers le ciel en priant. Je recommanderais pour une nuit de faire taire les machines, de garer les autos, de fermer les télévisions, d’éteindre les Nintendo et même de ne pas envoyer de courriels. Je suggérerais un grand moment de silence pendant que, moi, j’irais m’agenouiller sur une des dernières banquises de la planète. Je serais un peu découragé, mais je me garderais de le faire savoir, surtout aux petits. Au fond de moi, je saurais que parmi eux, il y en a toujours un qui a le pouvoir de se transformer en étoile filante. Et qu’il faut croire de toutes ses forces en la qualité des étoiles.»