M.

Bonjour à tous et à toutes.

Dire son âge, ce n'est pas le claironner à la ronde, mais l'accepter et en être fier. Pour ma part, je ne vois pas de raisons à ne pas dire mon âge: j'ai 68 ans et bien fier de les avoir, surtout quand je jette un oeil sur la section nécrologie d'un journal où je trouve pratiquement toujours quelqu'un qui n'a pas eu la chance de me rendre où je suis rendu. Mon âge, c'est un peu mon trophée; c'est affirmer ma chance, d'autant plus que j'ai dépassé mon père de treize années puisqu'il est décédé à 55 ans.

Si je suis aussi à l'aise avec mon âge, c'est peut-être parce que je suis pleinement satisfait de ma vie; j'ai eu une enfance, une adolescence, une vie de jeune adulte, une carrière et un vieillissement pleinement satisfaisants et remplis de bons moments et de bonheurs. Depuis que j'ai pris ma retraite, il y a huit ans, je souhaite faire partie de cette dernière catégorie sociale: être vieux, car je veux faire de ma vieillesse, une période agréable et aussi remplie de bonheur que les autres étapes. J'ai donc encore de petits projets à réaliser, je fais de la musique, je lis, je jardine et tant d'autres choses. La vieillesse est donc, pour moi, l'avant-dernière période de la vie, la dernière étant le moment du décès.

Enfin, j'essaie d'affronter la réalité en face: nous sommes tous et toutes plus vieux qu'hier. Pourquoi perdre du temps en essayant d'avoir l'air autre chose que ce que nous sommes vraiment? Mon âge, c'est la mesure de ma vie et j'en suis fier; j'espère pouvoir l'afficher encore longtemps!

Nom: 
Gilles Delisle