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Votre histoire: Souvenirs d'automne
Voici les contributions des internautes:
- Les feuilles d'érables ramassées par mon père...., Manon Caza
- Retrouver l'enfant en soi, Lise Roy
- Carrefour d'une vie, Murielle Gallant
- Réminiscences, Michèle Bourgon
- L'hymne automnal, André Labrosse
- Mésaventure à l'église (Souvenirs d'école), Michel-Denis Bellemare
- Vive l'Action de grâces, Louise Caza Durand
- souvenir d'automne, Marie Levasseur
- Les feuilles, Madeleine Trépanier
- Un automne au parfum de canelle., Suzanne Hudon
- Mémoire d'adolescente, Imelda Larivière
- Poème sur l'automne, Jacques Tremblay
Contributions
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Retrouver l'enfant en soi
Laval. L'automne... ma saison préférée. L'automne, paradoxalement synonyme de rentrée, de renouveau. C'est à l'automne que tous les projets prennent leur envol. Après l'été paresseux, on retrouve l'énergie de relever de nouveaux défis. C'est une magnifique journée; on dirait l'été indien. Je regarde dehors, le soleil brille et les feuilles virevoltent, le décor est magnifique et le tapis de feuilles est prêt à accueillir ma petite-fille, ma Lili-Rose adorée, qui s'y roulera pour la première fois. À 16 mois, elle a vite compris qu'elle pouvait s'y jeter, y froufrouter, rire et s'éclater avec maman et Tite-Mamie qui n'hésitent pas à se joindre à elle. Quel bonheur de retrouver l'enfant en soi avant que toutes ces feuilles ne se retrouvent dans des grands sacs oranges!
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L'hymne automnal
Lac St-Paul, Québec, L’hymne automnal.- J’automne avec insolence ce vent rageur. Ce matin glacial, une brume dormante Entoure mon passage, l’absence des pleurs. Au gré d’un vent frisquet, voix chancelante. J’automne misérablement ce feuillage vivant. Le détachement d’une beauté, pénible calvaire. Des sanglots étouffés, devenir l’enfant. Le désespéré, ressentir l’espoir, plaire. J’automne ma déception, champs dénudés. L’approche d’octobre, d’un novembre frileux. Le roux brillant balayant le pauvre verdoyé. Le sublime charmeur, des pas malchanceux. J’automne cette toile délicate, paysage squelettique À la recherche d’une beauté tourbillonnante, sifflante. Les oiseaux enchantent cette brise diabolique Sifflant le macabre, allégeant une sève souffrante. J’automne la déraison de comprendre, cycle infini. Les feuilles caressent mon désespoir, l’ultime malchance. Malgré tout, je piétine lourdement ce piètre tapis. La lune m’enchante chassant mon existence. André,épervier
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Mésaventure à l'église (Souvenirs d'école)
Saint-Gérard des Laurentides - Québec. Je m’en souviens comme si c’était aujourd’hui. J’avais 13 ans. C’était durant la messe du dimanche et j’étais assis dans un banc vers le centre de l’église. Quand est venu le temps de la communion, il y avait une file qui avait eu le temps de se former avant que je puisse me faufiler pour sortir de mon banc. Le chemin était donc obstrué. Alors, j’ai dû attendre assis dans mon banc avant de pouvoir sortir, pour me placer à la suite des autres dans l’allée centrale. À cause d’une gêne d’adolescent, j’avais préféré attendre dans mon banc, plutôt que d’être flanqué trop longtemps debout dans l’allée devant tout le monde, sous prétexte que toute la foule aurait les yeux rivés sur moi. J’ai donc attendu que la file se défile jusqu’à l’avant près de la balustrade, avant de me décider à sortir de mon banc pour diriger mes pas jusqu’à l’avant de l’église. Voyant la file qui diminuait à vue d’œil, je me suis dirigé rapidement vers l’avant tout en croisant les dernières personnes qui revenaient de communier. Arrivé à destination, le prêtre, sans m’avoir vu venir, avait eu le temps de faire une pirouette sur le bout de sa bottine, pour se retourner brusquement avec le calice dans ses mains, afin de se diriger vers l’autel. Imaginez-vous que je suis resté gêné par-dessus gêné. Il ne me restait plus qu’à me retourner et faire face à la foule en solitaire pour me rediriger bredouille dans mon banc, en passant par l’allée centrale. Je suis obligé de vous dire que dans le temps de le dire, mon visage est devenu rouge comme une tomate.
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Vive l'Action de grâces
Sherbrooke. L'Action de grâces nous permet de rendre grâce à nos deux belles petites-filles. Elles sont notre joie de vivre, nos petits rayons de soleil. Lors de la fête de l'Action de grâces, nous les avons gardées pour la fin de semaine et grand-papa Roger s'est amusé dans les feuilles avec ses deux petites-filles. Ici, il a trouvé une grosse feuille à ajouter à son sac! Que de beaux petits bonheurs à conserver dans nos coeurs.
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souvenir d'automne
St-Cesaire. Ayant été élevée sur la Côte-Nord (précisement à Sept-Îles), l'automne me rapelle toujours les grandes mers d'autome qu'on appellait chez nous. Ça me fascinait de voir ça, c'était de grandes marées et pour moi la mer me paraissait tellement haute. J'avais 7 ou 8 ans. Je me souviens aussi que je m'assoyais sur le bout des planches pendant que mon père sciait son bois avec un sciotte! Ça sentait bon et frais. En même temps, on ramassait le bois pour l'hiver. Nous étions une famille de 12 enfants. Voilà mon souvenir d'automne. Aussi jouer dans les feuilles avec mes petits-enfants. Merci de me lire
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Les feuilles d'érables ramassées par mon père....
Montréal. L'automne pour moi me rappellera toujours l'année de mes 12 ans, soit en 1971. Cet automne là, mon père avait dû aller travailler quelques semaines à Sept-Iles pour un projet de construction et nous habitions Montréal. Quel fût ma grande surprise à moi et à ma soeur cadette un jour de recevoir chacune une grande enveloppe brune par la poste, adressée à notre nom, et à l'intérieur, se trouvait les plus belles feuilles d'érables, teintées de chaudes couleurs d'automne que mon père avait pris la peine de cueillir spécialement pour nous. Parmi les feuilles, se trouvait un billet (papier)de 1,00$ et à l'époque, 1,00$ représentait beaucoup. Aujourd'hui j'ai 49 ans, et j'y pense encore. Mon père nous a quitté il y a maintenant huit ans.....et pour moi, il restera toujours un être exceptionnel! Papa, tu me manques tellement, je t'aime. Manon xxx
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Carrefour d'une vie
Montréal. L'automne, quelle belle saison! Les couleurs, les plantes extérieures, la verdure, la senteur des feuilles mortes. Il me semble que la nature est à son maximum et la comtemplation de cette nature me ramène à ma copine Diane qui se bat contre le cancer. Elle aussi est à l'automne de sa vie et elle aussi se dirige vers l'hiver. Lorsque je la regarde aux fond de ses yeux rieurs, l'étincelle de la vie est aussi à son maximum et je sais que l'hiver va ramener le printemps dans son petit corps meurtri. Oui l'automne met son corps en état de veille le temps de sa guérison, c'est mon souhait le plus cher.
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Réminiscences
Gatineau. Ah l'automne! Ce matin, je me rappelle nos mois de septembre de jadis quand on rentrait à l'école. D'abord, il y avait cette fameuse composition où l'on devait se présenter, ensuite fatalement la composition sur l'automne. J'avais déjà gagné un concours parce que j'avais nommé une image: La farandole de l'automne. J'avais huit ans. Un beau ballon vert en prix....Il ne rebondissait même pas. Je me rappelle aussi avec bonheur ( moi qui n'ai jamais su dessiner) ces dessins fabuleux: on apportait une feuille d'érable et on tentait d'en reproduire l'image avec nos crayons Laurentien ou Primacolor pour les plus riches. Ces feuilles aussi que la "maîtresse" avait conservées en les repassant avec du papier ciré. J'en avais tout un album. Ma mère avait peur que je mette le feu. J'ai souvenance des jeux qui éclataient en cris de joie quand on sautait dans des immenses tas de feuilles. Mémoire olfactive aussi de ces mêmes tas de feuilles humides qui brûlaient en répandant une odeur que je jugeais désagréable, mais qui aujourd'hui appartient à une tendre réminiscence. Je me rappelle aussi de mon imperméable orange hyper fluo à capuchon que je portais les jours de pluie. Ah, nostalgie... Et voilà que l'automne m'est encore revenu pour une cinquante-troisième fois. Moi-même à l'automne de ma vie. En harmonie avec la nature. Vous l'aurez deviné: j'aime l'automne. Ces balades du dimanche pour admirer les couleurs des montagnes outaouaises, ces odeurs de feux de bois qui titillent les narines, cette odeur si caractéristique des premiers gels, cette buée qui sort de notre bouche. Et cette maudite angoisse de l'hiver qui nous prend aux tripes. Vous sentez-vous comme moi?
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Les feuilles
St-Jean sur Richelieu. Quand mes enfants étaient petits, nous avions l'habitude, à tous les ans, de faire notre pique-nique d'automne au Parc du Mont-Tremblant. Nous ramassions des feuilles, et on se lançait dedans, on s'y roulait, on se tiraillait un peu, pour le plaisir et nous faisions notre pique-nique. Quelle belle journée de plein air !!!!!!!!!! Voilà, c'était ma petite histoire sur l'automne qui est ma saison préférée. Mado xoxoxoxo
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Un automne au parfum de canelle.
Sorel-Tracy. Que la nature est inspirante en automne! Comment ne pas être émerveillée par tant de beauté et de couleur! Septembre me donne l'envie d'être "coureur des bois"! Marcher dans cette forêt si colorée, humer ses parfums boisés aux effluves pénétrantes de tout mon être, toucher l'écorce des arbres juste avant à l'aube du dépouillement hivernal, entendre les cris d'oiseaux matures, se dirigeant vers le sud! Comme c'est grandiose tout ces phénomènes de la nature! Je me souviens que dès mon jeune âge, les dimanches d'automne je parcourais avec mon père, des sentiers boisés , simplement pour le plaisir de marcher dans les feuilles avec notre chien et l'observer porter attention à chaque bruit ou mouvement d'animaux cachés dans la forêt! Comme j'aimerais retourner en arrière et profiter encore un peu de ces moments d'extase avec papa! L'automne me le rappelle avec un certain sourire bien sûr, mais aussi avec un peu de mélancolie...J'ai parfois l'impression, lorsque je marche en forêt, que papa m'y accompagne en pensée et me répète de profiter de tout ce que la vie peut m'apporter de beau et de bon! Suzanne Hudon Sorel-Tracy
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Mémoire d'adolescente
Alma. L'automne me rappelle de belles promenades en fôret avec mes amies de filles et sans oublier des amis garçons. Il faisait beau et chaud, c'était l'été indien avec ses feuilles multicolores, dans de petits sentiers à travers la forêt. Nous écoutions les chansons du hit parade américain avec ses Paul Anka avec sa chanson Put your head on my shoulder. sans oublié Elvis Presley, Bobby Darin et bien d'autres.Lors de mon retour à la maison , apès avoir souper, je montais à ma chambre et en écoutant la radio, j'écrivais dans mon journal ma promenade en forêt. Que de beaux souvenirs gravés à jamais dans ma mémoire. Aujourd'hui, j'écoute un poste de radio qui diffuse les chansons des années 50, 60 et je les en remercie. Celà me rappelle mon adolescence en Gaspésie. J'habitais Cap d'Espoir. Un nom qui donne l'espoir. Merci à vous de m'avoir lu et je vous dit à la prochaine
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Poème sur l'automne
Québec. Voici un poème que la saison de l'automne m'a inspirée alors que j'étais beaucoup plus jeune.
L'Automne
Je suis d'un pas rêveur
Le sentier solitaire
Et je contemple la splendeur
De ces lieux déserts
Que de couleurs, dans ses plus beaux atours
La nature étale-t-elle à mes yeux!
Dans le ciel l'astre du jour
Brille de tous ses feux
L'air est embaumé
Par le parfum des fleurs
Et l'espace est peuplé
D'oiseaux migrateurs
Le zéphyr doucement
Détache les feuilles
Qui descendent lentement
Sur la terre, leur cercueil
Dans le lointain
J'entends soudain
La voix d'un torrent
Qui rompt un instant
Le calme merveilleux
Qui habite ces lieux
Tandis que près de moi
Un petit ruisseau gazouille
Et m'invite à la joie
Pour le temps qui s'écoule
Mais bientôt le voile de la nuit
Recouvre la terre entière
Et de ces beautés infinies
Je ne vois plus, qu'une étoile solitaire.
Une âme nostalgique