Taille du texte

  • Decrease font-size
  • Increase font-size

Page

En visite chez monsieur le curé!

Autrefois liés aux églises, les presbytères ont maintenant leur vie propre: gîtes du passant, restaurants, boutiques d’antiquités…

Par Lucette Bernier

En visite chez monsieur le cure
Il arrive qu’un jour, le curé d’une paroisse se voit dans l’obligation d’en desservir trois, tout en habitant, bien sûr, dans un seul presbytère! Il ne reste plus qu’à se défaire des deux autres. C’est ainsi que l’union église et presbytère, couple que l’on croyait uni pour toujours, doit faire face à l’impensable, soit… la séparation.

Quand il n’est plus habité par le curé d’une paroisse, on aspire à voir cet édifice du patrimoine religieux connaître une seconde vocation, voire une troisième. En général, les presbytères arborent des allures de vastes maisons bourgeoises; cela est dû en grande partie aux paroissiens qui avaient à cœur de loger leur curé dans une élégante demeure… De plus, le presbytère devait être assez vaste pour héberger, outre le curé, les vicaires et les servantes, des invités de marque tels que monseigneur l’Archevêque ou encore le Premier Ministre, comme cela est arrivé à Maurice Duplessis lorsqu’il se déplaçait en région.

Que deviennent-ils?

La raison première d’un presbytère étant l’hébergement, on peut s’attendre à ce qu’il serve encore d’habitation. Idéales pour loger une famille nombreuse, ces grandes résidences sont plus fréquemment transformées en gîte du passant. Alors, si l’envie vous prend de passer quelques heures chez monsieur le curé, voici quelques bonnes adresses parmi d’autres.

Les propriétaires de la charmante Maison d’Irlande, Michèle Sauvé et Thomas McKeown, avaient pour projet de retraite d’ouvrir un gîte et c’est à Saint-Adrien d’Irlande, un village blotti au pied des Appalaches, près de Thetford Mines. Leur cœur a bondi à la vue de ce presbytère en briques rouges. Construit en 1920, il a nécessité d’importantes rénovations, d’autant plus qu’il était resté inhabité pendant une douzaine d’années. À la Maison d’Irlande, on trouve maintenant cinq chambres confortables et, au matin, c’est l’arôme du pain frais tout juste sorti du four qui tient lieu de réveille-matin! Conscients de l’importance d’un presbytère dans une communauté, nos hôtes sont heureux d’accueillir des visiteurs qui se souviennent du presbytère au temps où le curé y habitait. Et l’on y revient… les repas gastronomiques préparés par Michèle ayant fait au cours des ans des adeptes (pensez à réserver)!

La Maison d'Irlande, 153, rue de l'Église, Saint-Adrien d'Irlande, tél. : (418) 338-1351 et 1-866-338-1351. www.bbcanada.com/2501.html


Page suivante

Infolettre

Envoyer à un ami X

* Champs obligatoires.

  • Séparer les courriels par un espace
Ajouter un commentaire X

* champs obligatoires.

Nos partenaires