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Cancer de la prostate: parlons-en !

Le cancer de la prostate est encore un sujet tabou chez les hommes qui trop souvent restent seuls avec leurs craintes...

Par Françoise Genest

Cancer de la prostate - image
Photo Source:
© JupiterImages Corporation
En 1990, François Dyotte, incommodé par des difficultés urinaires, se rend chez son médecin qui diagnostique un cancer de la prostate. Pour ce Lavallois de 53 ans, le choc est de taille. «Je me sentais dépassé, démuni… Malgré sa bonne volonté, mon médecin n’avait pas toutes les réponses. J’avais besoin d’information et de soutien, mais je me suis vite rendu compte que les hommes ne parlent pas de ce genre de problèmes entre eux et que les ressources étaient quasiment inexistantes», raconte ce dernier.

Après une ablation de la prostate et des traitements de radiothérapie, François Dyotte gagne son combat contre la maladie et il se promet de faire des gestes concrets pour aider les autres hommes. C’est ainsi que, quelques années plus tard, en collaboration avec l’urologue Claude Trudel de la Cité de la Santé à Laval, il mettra sur pied un groupe de soutien et d’information pour les hommes aux prises avec le cancer de la prostate.

Plus de 300 hommes ont bénéficié des rencontres hebdomadaires du groupe de soutien pour le cancer de Laval. «Nous invitons des sexologues, des psychologues, des urologues à donner des conférences, explique François Dyotte. Les conjointes sont les bienvenues car la maladie affecte la vie du couple et les femmes ont besoin, elles aussi, d’information. Le but est d’informer, bien sûr, mais aussi de briser l’isolement des hommes qui sont aux prises avec la maladie. Notre comité est formé d’anciens patients ayant chacun subi un traitement différent; ils témoignent de leurs expériences, ce qui est souvent très rassurant pour ceux qui viennent d’avoir leur diagnostic.»

C’est ce genre de ressources qui a cruellement fait défaut à Denis Drapeau lorsqu’il a dû affronter le cancer de la prostate en 2004. «Je n’ai pas reçu de soutien psychologique, je savais que ma vie sexuelle allait être affectée, que ma vie tout court était en danger, j’avais des questions, des peurs, mais pas de réponse. J’avais envie de connaître la vérité et de parler des vrais enjeux de la maladie. Heureusement, j’ai pu trouver un urologue compréhensif en deuxième consultation.» L’appel de Denis Drapeau et de milliers de patients ne devrait pas rester lettre morte. À l’instar du groupe de François Dyotte, d’autres groupes se forment et le milieu se mobilise de plus en plus.


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  • Georges Dumais - 25 juin 2008

    Raymond Caron, j'ai exactement le même problème. J'attends le jour ou quelqu'un m'apportera une solution à ce problème. L'opération s'est effectuée par laparoscopie il y a 4 ans. On m'a enlevé les nerfs érectiles.Un prélèvement sur 6 était cancéreux. Merci à quiconque pourra m'apporter une solution.

  • Raymond Caron - 15 mars 2008

    Ça fait trois mois que j'ai eu la prostatectomie radicale et je n'ai pas eu d'autres traitements après car les résultats était beaux. Depuis ce temps, je fais des exercices pour renforcir les muscles de ma vessie, mais j'ai encore de l'incontinence. Qu'est ce que je devrais faire de plus pour que tout rentre dans l'ordre.  Je commence à trouver ça long et dur à surmonter. MERCI.

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