- Photo Source:
- © Istockphoto.com
La tendance veut toutefois que l’on garde la personne atteinte d’Alzheimer à la maison le plus longtemps possible, les fonctionnaires estimant que le coût de l’hébergement est socialement trop élevé! N’en survient pas moins, un jour ou l’autre, la délicate question: doit-on ou non placer la personne atteinte?
«C’est la question la plus difficile qui soit pour les proches qui aident le malade, laquelle déclenche souvent une crise familiale, soutient Jennifer Griffith, ergothérapeute à l’Institut de gériatrie de Sherbrooke, qui participe actuellement à une étude visant à faire la lumière sur la prise de décision liée au placement, sous la direction de l’infirmière Chantal Caron. Nous voulons découvrir pourquoi, quand et comment se prend une telle décision.»
En cette matière, rien n’est simple. Par exemple, selon une étude, même quand l’institutionnalisation devient possible, peu de familles choisissent cette option; elles continuent plutôt de soigner à la maison en éprouvant autant de difficultés que d’autres familles ayant pris la décision contraire. Une autre étude montre que des soignants naturels ayant placé leur bien-aimé en maison de soins éprouvent moins de plaisir à continuer de soigner que d’autres n’ayant pas eu recours à l’institutionnalisation. Bref, on trouve de tout et son contraire. Seule unanimité jusqu’à maintenant chez toutes les personnes qui participent à l’étude de Chantal Caron: les services d’appoint (bain, ménage, popote roulante, infirmière, etc.) sont insuffisants ou inadéquats la majeure partie du temps.