Un deuil à vivre
Vivre une rupture est toujours difficile, même quand on est celui ou celle qui part. On a tous un deuil à vivre. Deuil du couple, de la famille, deuil du rêve de vieillir à deux…
Une séparation, un divorce, «c’est un cataclysme, un tremblement de terre. Tout s’effondre», reconnaît Nicole Desjardins, travailleuse sociale, sexologue, thérapeute conjugale et familiale. Certains vivent cela comme un échec. Or, ce n’est pas un échec, mais une étape de vie.
Plusieurs s’aperçoivent d’ailleurs, après un certain temps, que la rupture a été bénéfique, qu’elle a permis de gagner un nouveau bien-être ou de découvrir des aspects de soi. Mais avant d’accéder à une certaine sérénité, il faut accepter la perte et ses répercussions, et passer à travers ces grandes étapes du deuil que sont la négation, la colère et la tristesse.
Durant les premiers jours, les premières semaines, on est en état de choc. C’est la crise, l’angoisse, le vide. On peut avoir tendance à nier la réalité, à croire que l’autre va changer d’idée, que les choses vont se tasser. Lorsque le choc s’estompe, l’absence nous rattrape. On vit un grand chagrin. Il arrive alors que l’on dorme mal, que l'on manque d'énergie, d'appétit, que l’on se sente désorganisé, dépassé, désorienté… Au chagrin se mêlent colère et culpabilité. On en veut à l’autre, on s'en veut à soi-même. On regrette ce que l'on aurait dû dire, ce que l'on aurait pu faire…