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Qu'est-ce que le bonheur? (suite)

Par Françoise Genest

En 2007, des chercheurs européens et américains ont mené une étude auprès de 24 000 Allemands pour analyser leurs réactions face aux événements de la vie. Conclusions? Les gens mariés depuis quelques années ne seraient pas plus heureux qu’ils ne l’étaient avant le mariage. Même chez les veufs, le niveau de bonheur avant et après le veuvage était au même niveau après cinq ans.

Chez nous, selon une étude de Léger Marketing publiée à l’automne 2008 dans Le Devoir, 68 % des Québécois disent mettre la relation amoureuse au sommet de leurs priorités, mais 65 % des répondants considèrent toutefois que vivre en couple n’est pas une condition essentielle au bonheur; une personne vivant seule avec un bon réseau d’amis et une famille aimante a autant de chances d’être heureuse. C’est d’aimer, d’être aimé et de communiquer avec les autres qui importent. Dans leur étude, les chercheurs de Bruxelles Elchardus et Smits ont même démontré que les gens qui parlent souvent avec leurs voisins ont un indice de bonheur plus élevé que les autres!

Et l’argent?
L’argent ne fait pas le bonheur, même s’il y contribue, et ce ne sont pas des philosophes qui le disent, mais des économistes, qui sont de plus en plus nombreux à examiner le bonheur avec des lunettes comptables. Bonheur: leçons d’une nouvelle science, voilà d’ailleurs le titre révélateur d’un livre publié en 2005 par Richard Layard, une sommité de la London School of Economics. Il joint ainsi les rangs de centaines d’économistes de renom qui pèsent, mesurent, chiffrent et évaluent le bonheur. Leurs conclusions sont parfois surprenantes...

Ainsi, on apprend que si le bonheur ne s’achète pas, il lui faut cependant un salaire. On a même fixé une sorte de salaire minimum du bonheur. Ce sont les Prix Nobel d’économie de 2002, Daniel Kahneman et Alan Krueger, de l’Université de Princeton aux États-Unis, qui l’ont chiffré: 55 000 $ par année pour une famille de 4 personnes. Au-dessous de ce seuil, le casse-tête de la survie prend le dessus, réduisant considérablement le potentiel d’être heureux.

Cependant, une fois les besoins primaires réglés, les études démontrent que le fait de gagner 100 000 $ ou 200 000 $ par année n’aurait pas, ou très peu, d’incidence sur le niveau de bonheur ressenti. Une autre étude de Kahneman sur le bonheur en corrélation avec le salaire, publiée en 2006, révèle que les gens qui touchent un salaire de 90 000 $ par année consacrent 19,9 % de leur temps aux loisirs, contre 34,7 % pour ceux qui en font 20 000 $!

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  • Jocelyne GĂ©nĂ©reux - 26 mars 2009

    Le bonheur?......je l'ai découvert il y a 30 ans!!! Il a congné à la porte de ma vie le jour où.......j'ai décidé d'être moi-même........tout simplement! Résultat? liberté de vivre selon MA vision et MES valeurs personnelles, ne plus plier aux intimidations et manipulations pour plaire à qui se soit, même pas à mes enfants! "Elle a eu la vie facile celle-là! " plusieurs d'entre vous se disent déjà! Mais absolument pas, ni financièrement ni émotivement. Maladie, démêlés juridiques et judiciaires, DPJ, perte d'emploi à 53 ans, burn-out, dépression, itinérance....etc....... Mais voilà! Ma liberté de décider de mon bONHEUR ou de mon MALHEUR ne relevant que de moi....je ne me suis pas demandé l'impossible mais pris des décisions qui visaient mon mieux-être intérieur....pour l'instant! plus tard on verra! Aujourd'hui âgée de 59 ans, célibataire et sans emploi depuis mon congédiement en 2003, je suis de + heureuse de mon sort actuel même que je manque de temps pour mener tous mes projets personnels à terme! 2 secrets: S'aimer soi-même et se faire du bien! par de petits bonheurs quotidiens et, passer à l'action dans mes projets! Décidez et....agissez! Merci en passant à tous ceux et celles qui tout au long des 5 dernières années m'ont aider à garder espoir et le cap!

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