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Pour répondre à l’ultime question «Qu’est-ce que le bonheur?», les chercheurs ont d’abord dû répondre à des dizaines d’autres. Sommes-nous tous égaux face au bonheur? Le bonheur a-t-il un sexe, un âge, une adresse, une profession? Faut-il vivre à deux pour être heureux? Le bonheur personnel dépend-il du bonheur national? Les gens du Sud sont-ils plus heureux que ceux du Nord? Des questions qui trouvent des réponses de plus en plus précises. Et si les experts ne sont pas encore parvenus à une définition unique du bonheur, ils sont de plus en plus unanimes sur les conditions essentielles pour l’atteindre.
Parmi ces réponses, quelques bonnes nouvelles: nous ne sommes pas tous égaux devant le bonheur, mais on peut apprendre à être heureux. Et à l’âge adulte, c’est à 60 ans et plus que l’on est le plus heureux, et ce, dans toutes les cultures!
Le bonheur vieillit bien
Le bonheur a un âge, deux, en fait, selon les experts: de 0 à 25 ans et de 60 à 75 ans. Parce qu’ils vivent dans l’instant présent, les enfants, s’ils ne sont pas victimes d’abus, sont plus heureux que les adultes.
«Chez les jeunes de 18 à 25 ans, le bonheur est plus élevé que la moyenne. Il diminue de façon linéaire jusqu’à 55 ans pour ensuite remonter. La tranche d’âge la moins heureuse est de 46 à 55 ans et la plus heureuse est celle de 60 à 75 ans», affirment les chercheurs belges Mark Elchardus et Wendy Smits. Mêmes conclusions chez les chercheurs chinois qui ont mené pareille étude à Beijing. Bref, le bonheur vieillit bien, que l’on soit en Orient ou en Occident...