- Photo Source:
- © Istockphoto.com
Toujours tirée à quatre épingles, performante, elle a gravi les échelons de la réussite professionnelle. Pas de répit à la maison non plus. Il faut dire que si les hommes sont plus «compartimentés» et réservent leur perfectionnisme au travail, les femmes perfectionnistes, elles, le sont partout! Maniaque du ménage, France n’a jamais pu se résoudre à prendre une aide domestique, et ce, même avec de jeunes enfants. «J’étais convaincue qu’elle ne nettoierait pas aussi bien que moi. Même mon mari a fini par baisser les bras…», poursuit-elle.
Un scénario classique chez les perfectionnistes. «Ils veulent tout faire car ils exigent la perfection et sont convaincus qu’ils sont les seuls à pouvoir y parvenir», explique la psychologue Julie Pelletier.
Éternels insatisfaits
Mais leurs standards de réussite sont si élevés qu’ils n’arrivent jamais à les atteindre. Résultat: une éternelle insatisfaction qui conduit souvent à des burnout, des dépressions et des problèmes d’anxiété chronique. Poussé à l’extrême, le perfectionnisme conduit aux troubles obsessifs compulsifs et, dans biens des cas, à des problèmes relationnels. Difficile de vivre de l’intimité en étant aussi exigeant et en craignant de montrer ses défauts et ses travers…
La moindre erreur plonge le perfectionniste dans un désarroi total. Le succès devient la seule source de valorisation, la seule façon de se sentir aimé. Car un perfectionniste supporte mal la critique.