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Une saine distance
De nombreuses études ont démontré que le divorce est une transition émotionnelle douloureuse pour les petits-enfants. Il peut créer chez eux un sentiment de tristesse, de nostalgie, d’anxiété, de regret, voire de culpabilité. Dans un tel contexte, le contact avec les grands-parents peut leur être bénéfique, surtout s’il était déjà nourrissant avant le divorce des parents.
Selon la psychologue Paule Lamontagne, il n’y a pas 56 façons de maintenir ce lien intact: «Les grands-parents doivent résister à la tentation de s’impliquer dans le conflit qui mobilise les parents. Ils ne doivent pas prendre partie en faveur de l’un ou de l’autre, et ne doivent surtout pas partager leurs opinions d’adultes avec les petits-enfants, du genre "c’est la faute de ta mère si…"», explique-t-elle.
Loin d’être une recette magique, ce rôle d’observateur bienveillant demande du travail et une volonté à toute épreuve parce que devant le divorce de leur enfant, les grands-parents sont confrontés à leurs propres croyances et jugements de valeur. Ils sont émotionnellement impliqués, qu’ils le veuillent ou non.
D’autres encore ne pourront pas s’empêcher de prendre partie pour l’un ou l’autre des deux parents durant le processus d’attribution de la garde des enfants, surtout si un des deux parents est «blâmé» pour un comportement jugé inapproprié.
Par ailleurs, quand le divorce est suivi d’une nouvelle union, avec un nouveau conjoint et de nouveaux petits-enfants, Paule Lamontagne invite les grands-parents à faire preuve d’ouverture, de tolérance et d’équité à l’égard de tous les membres de la famille recomposée.