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C’est souvent la culpabilité qui motive le retardataire. Coincé entre les exigences du boulot et les demandes de son entourage, le retardataire, qui se sent coupable, ne se résout pas à dire qu'il ne pourra être là à temps. C'est donc avec une conviction profonde, mais un irréalisme crasse, que ce dernier vous promet d'être là à 17 h (heure de son dernier rendez-vous…) et finit par arriver à 19 h 30 puisqu'il a dû s'arrêter en route pour une course dont il avait oublié de vous parler.
Un autre type de retardataire? Le lent chronique qui termine toujours un quart d'heure après tout le monde. Incapable de suivre la cadence, il arrive difficilement à respecter les horaires et les échéances. Dans les meilleurs scénarios, les lents se connaissent et prévoient quelques minutes de plus à l'agenda lorsqu'ils en sont les maîtres, mais lorsque l'horaire leur échappe, alors le retard devient fatal.
Et que dire du retardataire de type «dernière minute», dont la devise est sans conteste «Pourquoi faire aujourd'hui ce qu'on peut faire demain?»! Il faut dire à la décharge des retardataires chroniques que l'adrénaline générée par le stress de dernière minute sert de stimulant pour bon nombre d'entre nous. La pression de la dernière minute devient une sorte de drogue, de stimulant nécessaire à la productivité. Hélas!, cela ne se fait pas sans prendre du retard ailleurs.