Prête pas prête…
Jacqueline avait 67 ans quand elle a rencontré Jean-Claude. Elle était veuve depuis 10 ans et se sentait prête pour faire un bout de chemin avec un autre homme. «J’étais sereine, je me sentais bien dans ma peau, en paix avec mon passé», se souvient-elle. Mais cet état de grâce n’est pas forcément une condition sine qua non, selon la psychologue Martine Cinq-Mars. En fait, on peut même être ambivalent dans son désir de rencontrer quelqu’un. «L’idée, c’est de vérifier si on a un minimum d’ouverture devant cette possibilité. Avoir une position nuancée n’empêche rien, au contraire», explique-t-elle.
Il est toutefois indéniable que tout ce que l’on transporte d’expériences passées, mais aussi de croyances, peut faire obstacle à une nouvelle aventure amoureuse. Les anciennes relations ont tendance à hausser d’un cran le niveau d’exigences par rapport à un éventuel partenaire. Si les relations précédentes ont été souffrantes, elles sèment la crainte d’une nouvelle blessure. Le veuvage, quant à lui, induit une sorte de sur-loyauté envers la famille et peut entraîner sur la pente d’une culpabilité anticipée devant ce qui pourrait passer pour de la haute trahison.