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S'aimer chacun sous son toit

Il y a des couples pour qui il n'a jamais été question de vivre sous le même toit. Petit traité de l’amour à distance.

Par Claudine Hébert

S’aimer
 chacun sous son toit
Photo Source:
© Istockphoto.com
Madeleine et Dominique se jurent fidélité depuis bientôt 25 ans. Le couple ne s’est jamais querellé, voire même boudé, au cours de toutes ces années. Tout un exploit à une époque où séparations et divorces sont monnaie courante ! Leur recette ? Elle diffère totalement de celle des couples traditionnels : les deux tourtereaux vivent chacun de leur côté, Madeleine à Saint-Jovite, Dominique au cœur du plateau Mont-Royal.

Depuis leur coup de foudre dans une brasserie de Saint-Jovite, Madeleine et Dominique n’ont jamais cessé de se fréquenter, sans toutefois partager la même résidence. Ils se voient presque toutes les fins de semaine, quelquefois en semaine. En fait, ils acceptent de se côtoyer au quotidien seulement lorsqu’ils partent deux ou trois semaines en vacances pendant l’été.

Une formule un peu spéciale, direz-vous, mais qui fait drôlement leur affaire ! «Quand j’ai fait la connaissance de Dominique, j’étais veuve, mère de 4 enfants (9, 14, 15 et 17 ans) encore aux études et j’enseignais dans une école primaire. Dominique, séparé, père d’un enfant, était policier à la Ville de Montréal. Aucun de nous ne voulait quitter son emploi et encore moins former une famille recomposée», raconte Madeleine qui n’a jamais regretté cet amour à deux adresses.

Relations en parallèle
Cette décision de ne pas mêler les deux familles vaut peut-être à ce couple d’être encore ensemble. C’est du moins ce que soutiennent les psychologues qui assistent, depuis l’éclatement des familles, à une progression constante du nombre de relations évoluant en parallèle. «La famille reconstituée s’avère une situation extrêmement difficile à vivre pour les deux conjoints. Et davantage pour les enfants ! D’où le fait que de plus en plus d’hommes et de femmes séparés optent pour une deuxième relation sans résidence commune. Je le constate régulièrement auprès de mes clients», soutient la psychologue Françoise Nicolas qui connaît justement très bien la musique, vivant elle-même ce type de relation depuis plus de 15 ans.

Elle reconnaît que d’avoir gardé sa famille (deux enfants) et celle de son conjoint (quatre enfants) chacune sous leur toit respectif a contribué au succès de sa deuxième vie de couple. «Même si nous ne vivons pas côte à côte, notre relation ressemble à celle des autres couples. On fait des activités ensemble les week-ends; les soirs de semaine, nous allons au théâtre, au cinéma, à différents spectacles. En plus de nous aimer, on est devenus les deux plus grands amis du monde…», relate la spécialiste convaincue des vertus de l’amour à distance.

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  • Lucille - 24 janvier 2010

    Nous avons vécu en famille recomposée, dans sa maison, pas tout à fait deux ans. À ce moment, ma fille avait 10 ans et lui avait une fille de 10 ans et un garçon de 13 ans. Durant de ces deux années je me suis senti de plus en plus opressée et envahie. Je suis partie avant que tout se gâche. Aujourd'hui nous nous fréquentons depuis 10 ans et avons chacun notre maison, lui à la campagne et moi en banlieu de Montréal. Les fins de semaine quand nous nous retrouvons, c'est toujours comme une lune de miel. Nous sommes très bien comme cela, chacun vaquant à ses activités respectives la semaine et les fins de semaine ou pendant les vacances nous faisons des choses que nous apprécions tous les deux.

  • HÉLÈNE - 12 janvier 2010

    Historique: moi, 1 fille de 15 ans, lui, 2 garçons 15 et 17 ans. Nous décidons de vivre ensemble. Cela a duré 5 ans car je ne pouvais plus supporter un des ses garçons. Les débuts chacun chez soi ont été difficiles car j'étais quand même habituée à sa présence dans notre lit à tous les soirs. Aujourd'hui, je trouve cela toujours difficile car nous nous aimons, mais partir a été salutaire pour notre couple. Nous sommes ensemble les fins de semaine. J'ai beaucoup plus d'activités qu'avant. Souper de filles, yoga et même un cours à l'université. Je vis moins bien qu'avant mais je suis plus épanouie. J'ai confiance qu'un jour nous serons réunis à nouveau.

  • DIANE - 28 mars 2009

    LA SITUATION RÊVÉE CAR RECOMMENCER UNE RELATION APRÈS 50 ANS N EST PAS FACILE POUR LES DEUX. CAR ONT A TROP DE SOUVENIRS ET NOUS SOMMES PORTÉS A COMPARÉS EN VIVANTS ENSEMBLE 24 HEURES PAR JOUR

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