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Depuis leur coup de foudre dans une brasserie de Saint-Jovite, Madeleine et Dominique n’ont jamais cessé de se fréquenter, sans toutefois partager la même résidence. Ils se voient presque toutes les fins de semaine, quelquefois en semaine. En fait, ils acceptent de se côtoyer au quotidien seulement lorsqu’ils partent deux ou trois semaines en vacances pendant l’été.
Une formule un peu spéciale, direz-vous, mais qui fait drôlement leur affaire ! «Quand j’ai fait la connaissance de Dominique, j’étais veuve, mère de 4 enfants (9, 14, 15 et 17 ans) encore aux études et j’enseignais dans une école primaire. Dominique, séparé, père d’un enfant, était policier à la Ville de Montréal. Aucun de nous ne voulait quitter son emploi et encore moins former une famille recomposée», raconte Madeleine qui n’a jamais regretté cet amour à deux adresses.
Relations en parallèle
Cette décision de ne pas mêler les deux familles vaut peut-être à ce couple d’être encore ensemble. C’est du moins ce que soutiennent les psychologues qui assistent, depuis l’éclatement des familles, à une progression constante du nombre de relations évoluant en parallèle. «La famille reconstituée s’avère une situation extrêmement difficile à vivre pour les deux conjoints. Et davantage pour les enfants ! D’où le fait que de plus en plus d’hommes et de femmes séparés optent pour une deuxième relation sans résidence commune. Je le constate régulièrement auprès de mes clients», soutient la psychologue Françoise Nicolas qui connaît justement très bien la musique, vivant elle-même ce type de relation depuis plus de 15 ans.