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Avec l’âge, la fabrication de mélanine, qui est à la base de chaque cheveu, ralentit puis s’interrompt au gré des années qui défilent. En l’absence de ce pigment biologique responsable de sa coloration naturelle, le cheveu repousse inexorablement blanc… Le «poivre et sel» semble pourtant un moindre mal lorsque les cheveux décident plutôt de vous laisser tomber ! Si les astuces de camouflage estompent facilement la couleur du temps, la chute des cheveux – et son caractère irréversible – nous laisse souvent plus démunis. La Fondation canadienne pour la recherche capillaire soutient d’ailleurs que la perte des cheveux peut entraîner une baisse de l'estime de soi, une détérioration de l’image corporelle et de la perception du pouvoir de séduction. «Ça inquiète énormément mes clients, autant hommes que femmes, confirme Éric Brüchett. Mais il est tout à fait normal de perdre plus de cheveux en vieillissant et de les voir s’amincir.»
Bien qu’il s’agisse d’un phénomène naturel, des études démontrent que plus de la moitié des hommes de 50 ans et plus et des femmes ménopausées souffrent, à divers degrés, d’alopécie androgénogénétique. Cette maladie du cuir chevelu, qui est dans 95 % des cas la cause d’une chute excessive, provoque une perte progressive et un amincissement du cheveu. Elle se manifeste différemment selon le sexe. «Les hommes auront des plaques exposées du cuir chevelu, sans cheveux : le dessus de la tête, les tempes, le front. Les femmes auront plutôt une calvitie plus uniforme », explique notre coiffeur.
À qui la faute ?
Notre premier réflexe lorsqu’il est question du blanchissement et de la perte des cheveux : accuser les antécédents ! Les gènes transmis par les parents demeurent en effet des facteurs prépondérants et expliquent souvent pourquoi le temps semble favoriser ou défavoriser certains d’entre nous… Mais attention !, l’hérédité et les années qui passent ne sont pas les uniques responsables.