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Hormones, antihyperglycémiants, antidépresseurs, stabilisateurs de l’humeur, par exemple, peuvent faire grimper la balance. On parle d’une augmentation de l’ordre de 1 lb (1/2 kg) par semaine avec des médicaments de la nouvelle génération d’antipsychotiques, ce qui signifie un gain de poids de 30 à 40 lb (15 à 20 kg) sur 36 semaines. On estime d’ailleurs que près de 25 % de l’obésité dans la population serait liée à la prise de médicaments qui n’a pas le même impact chez tous les individus compte tenu de leur génétique. En effet, la génétique explique près de 25 % à 40 % de l’indice de masse corporelle et jusqu’à 60 % de la graisse abdominale.
Ménopause ou pas, prise de poids rime également avec calories supplémentaires. Ces dernières nous viendraient de plus en plus de la restauration rapide, indique une étude sur l’apport énergétique des femmes âgées de 40 à 59 ans publiée dans Obesity Research en 2002. Nous mangeons moins à la maison, plus à l’extérieur où nous privilégions les aliments riches en gras et les portions grand format qui nous incitent à manger trop. Nos préférences sont aiguisées par la facilité d’accès à une foule d’aliments très agréables au goût, ce qui fait qu’on en mange plus et plus souvent. La disponibilité des aliments attise le plaisir de manger, ce qui se traduit par une faim excessive, facilement assouvie par l’augmentation de la pression et de la tentation !
Incidence hormonale, métabolisme de base ralenti, surplus de calories… À ce cocktail parfait pour engraisser s’ajoute un ingrédient de taille : le manque d’activité physique. En vieillissant, nous bougeons moins, ce qui contribue à la perte de notre masse musculaire et, par le fait même, au ralentissement de notre métabolisme de base...
Avant de penser à perdre du poids, il faut tenter de ne pas en prendre trop. L’activité physique régulière apparaît comme un élément clé de prévention. Plus on est actif, plus on a de chance d’avoir un poids santé et de préserver sa masse musculaire. Or, plus la masse musculaire est importante, plus le métabolisme de base est élevé, plus on brûle facilement les calories et mieux on se porte !
Les femmes de 40 à 66 ans qui font peu d’activité physique ont de 15 à 18 lb (7,5 à 8,8 kg) de masse grasse de plus que celles qui en font beaucoup, alors que celles qui sont moyennement actives physiquement en ont de 7 à 9 lb (3,5 à 4,6 kg) de plus. Ce n’est pas rien. Sans compter qu’en postménopause, les femmes physiquement peu actives ont en moyenne 8 lb (4 kg) de masse musculaire en moins ! Imaginons un peu l’impact que cela peut avoir sur notre métabolisme de base au bout de un an. Il importe donc de faire le plus d’exercice possible, c’est-à-dire au moins trois fois semaine, pour augmenter sa masse musculaire et par le fait même son métabolisme de base. Et il n’est jamais trop tard pour commencer.
Le but premier n’est pas de perdre les kilos en trop s’il y en a. Les femmes qui entreprennent un programme d’entraînement quotidien rigoureux pour perdre du poids peuvent s’attendre à perdre environ 6 lb (3 kg) après 6 mois d’activité physique. Celles qui suivent une diète peuvent espérer perdre plus de 20 lb (une dizaine de kilos). L’idéal est sans conteste de combiner alimentation faible en gras et activité physique régulière en se méfiant de certains pièges.