Ils connaissaient aussi certaines des propriétés médicinales des atocas, alors utilisés pour le traitement des infections urinaires et de divers troubles du système digestif, du foie, des reins et du sang. Les canneberges étaient apparemment efficaces pour prévenir le scorbut et, sous forme de cataplasmes, elles étaient censées prévenir l’infection des plaies et hâter leur cicatrisation.
De nos jours, la canneberge, qui a pour propriété d’empêcher les bactéries d’adhérer aux voies urinaires et d’y croître, est toujours recommandée pour prévenir les infections urinaires. Par ailleurs, à cause de sa teneur élevée en antioxydants, on la croit efficace dans le cas des problèmes cardiovasculaires. Les flavonoïdes, de puissants antioxydants contenus dans la canneberge, favoriseraient la diminution du mauvais cholestérol et l’augmentation du bon. Des études tendent à démontrer que les proanthocyanidines également présents dans la canneberge pourraient prévenir la carie dentaire et la gingivite, et réduire le tartre. La canneberge aurait aussi le pouvoir d’éliminer certains types de calculs rénaux et de prévenir les ulcères d’estomac.
La canneberge contient aussi de la vitamine C, de la pectine, des fibres, de la quercétine (un puissant antioxydant) et des acides phénoliques, qui exerceraient une lente action anticancérigène, antioxydante et antibactérienne. Ses pépins renferment d’autres trésors salutaires : des omégas 3 et 6 en quantités à peu près égales et des tocotriénols qui s’unissent dans la lutte anticholestérol. Sa pelure est une source d’anthocyanes, de puissants pigments antioxydants, et de resvératol, soupçonné de réduire les risques de cancer et de combattre efficacement la grippe. Que demander de plus à un petit fruit?