- Photo Source:
- © Istockphoto.com
Un facteur déterminant
On distingue deux types de cholestérol sanguin: le «bon» cholestérol, constitué de lipoprotéines à haute densité (HDL) chargées de transporter le cholestérol des artères pour le ramener vers le foie où il est dégradé, et le «mauvais» cholestérol, constitué de lipoprotéines à basse densité (LDL) qui transportent le cholestérol vers les cellules. Présent en trop grande quantité, le LDL conduit généralement au dépôt de cholestérol sur les parois des artères. La santé réside donc dans l’équilibre entre le bon et le mauvais cholestérol.
Il existe bien sûr des traitements médicamenteux pour lutter contre l'excès de mauvais cholestérol. Mais les médicaments ont besoin de notre collaboration! «Souvent, le réflexe des gens, lorsqu’ils prennent une médication, c’est de ne plus porter attention à leur alimentation», déplore Roxane Guindon, diététiste et chef d’équipe en prévention et promotion de la santé à la Fondation des maladies du cœur du Québec. Or, le traitement de première ligne repose sur le régime alimentaire qui peut, à lui seul, corriger ce facteur de risque de maladie cardiovasculaire et tenir à l’écart le traitement médicamenteux. La fourchette est donc la meilleure arme dont nous disposons pour lutter contre l’hypercholestérolémie.
«C’est très variable selon les individus, mais si les causes ne sont pas d’ordre génétique, on peut réduire de 50 % le taux de mauvais cholestérol en adoptant une saine alimentation, soutient Roxane Guindon. Chez une personne qui a un taux très élevé de LDL, trois à six mois d’une saine alimentation peuvent suffire à l’abaisser.» Avec du temps et de la volonté, il est possible d’y arriver. Reste à savoir quoi mettre dans son assiette et quoi éviter!