Sans être fortuné, Armand vit à l’aise. Son actif net se chiffre à 500 000 $. Son revenu annuel de 79 085 $ par année se ventile ainsi: rente de retraite d’employeur, 40 000 $; revenu d’un FERR, 22 400 $; Pension de la sécurité de la vieillesse, 6 070 $; rente du RRQ, 10 615 $, pour un total de 79 085 $.
Comme il réussit à boucler son budget, il n’aura pas besoin des 200 000 $ avant plusieurs années. Voulant prendre conseil avant de fixer son choix de placement, il s’est adressé à Louis-Philippe Toupin, planificateur financier au Groupe Investors, à Boucherville, et à son associé, Mathieu Marcil.
Reporter l’impôt
Après avoir examiné la situation financière d’Armand, Louis-Philippe Toupin lui recommande de placer les 200 000 $ non pas dans des fonds ordinaires d’obligations ou des CPG, mais dans des fonds communs spéciaux appelés «fonds catégorie de société». Ces produits, peu connus, comptent plusieurs avantages intéressants. Le premier, c’est de pouvoir reporter l’impôt sur les revenus qu’ils produisent. «Les fonds catégorie de société ont été créés pour éviter de freiner le rendement des placements non enregistrés. En effet, ce n’est qu’au moment où l’épargnant vend ses parts qu’il reçoit la facture fiscale», remarque Louis-Philippe Toupin. Or, ce peut être des mois, voire des années, plus tard. Dans le cas d’Armand, ce sera 15 ans, ont calculé Louis-Philippe Toupin et Mathieu Marcil.
Comme Armand n’a l’intention de toucher ni au capital ni aux intérêts avant longtemps, il ferait une bonne affaire en choisissant ce type de placement fiscalement avantageux. En effet, s’il investit dans un fonds ordinaire d’obligations ou un CPG qui génèrent un rendement annuel moyen de 4 %, il gagnera 8 000 $ en intérêt la première année. «Cette somme sera entièrement imposable. Comme son taux marginal d’imposition est de 45,7 %, une facture fiscale de 3 656 $ l’attend», prévoit Louis-Philippe Toupin. Des 8 000 $ à l’origine, il ne lui restera que 4 344 $, pour un taux de rendement net de 2,17 % seulement