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Lawrence S. Bergman. Par souci d’équité. Le Québec compte quelque 800 000 personnes âgées de 70 ans et plus. Or, à peine 110 000 d’entre elles réclament ce crédit d’impôt qui, je le rappelle, est universel. En outre, il s’agit d’un crédit remboursable. Cela signifie qu’une personne admissible, qui n’a par ailleurs aucun impôt à recevoir ou à payer, encaissera quand même le montant de ce crédit d’impôt.
B. Â. Comment expliquez-vous que si peu de personnes réclament ce crédit d’impôt ?
L. B. D’une part, un grand nombre d’entre elles ne connaissaient pas son existence. D’autre part, dans l’ancienne formule, les contribuables étaient tenus de faire affaire avec des entreprises (de déneigement, par exemple) qui devaient être inscrites au centre de traitement Chèque Emploi Service. Or, l’obligation de passer par un intermédiaire compliquait les choses. En outre, les aînés n’aimaient pas que l’on fasse des prélèvements dans leurs comptes bancaires.
B. Â. Quelles améliorations avez-vous apportées à ce crédit d’impôt ?
L. B. Premièrement, en traitant directement avec Revenu Québec, la procédure est allégée. Deuxièmement, nous avons relevé la limite annuelle des dépenses, qui passe de 12 000 $ à 15 000 $, et nous avons augmenté de 23 % à 25 % le taux du crédit. Cela signifie qu’un aîné qui encourt des dépenses admissibles de 15 000 $ au cours d’une année recevra un remboursement de 3 750 $. Troisièmement, les services infirmiers de soutien à domicile sont maintenant admissibles, ce qui est à noter. Enfin, mon collègue des finances, Michel Audet, a annoncé en octobre dernier le retrait de la franchise de 300 $ qui était prévue au départ.
B. Â. Combien ce crédit d’impôt coûtera-t-il au Trésor public ?
L. B. Environ 179 millions de dollars par année. Des milliers d’aînés souhaitent demeurer dans leur milieu de vie, soit à domicile ou en résidence pour personnes âgées. Ce crédit d’impôt a pour but de les encourager financièrement à y arriver.