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Aînés et conduite automobile

Les conducteurs âgés doivent obligatoirement consulter un professionnel de la santé pour évaluer leurs capacités à conduire. Survol du processus d'évaluation.

Par Isabelle Tremblay

aine et conduite automobile
Photo Source:
© Istockphoto.com
Si en tant que conducteur nous choisissons de rester sur la route après 75 ans, la Société de l’assurance automobile du Québec est chargée d’évaluer nos capacités à prendre le volant. Comment cela fonctionne? La SAAQ envoie un formulaire à faire remplir par un professionnel de la santé, une demande qui nous est acheminée une première fois à 75 ans, puis à 80 ans et, par la suite, à tous les deux ans. «C’est tout un choc quand on reçoit cette lettre, se rappelle Laurent. Je me souviens l’avoir cachée quand je l’ai eue. J’étais fâché parce que j’ai toujours été bon conducteur. Prenant mon courage à deux mains, je me suis rendu chez le docteur et j’ai réussi le test. Quel soulagement…» Mais qu’évalue-t-on au juste? Et comment s’y prend-on pour tester nos capacités à conduire?

Chez le docteur
Le Collège des médecins du Québec, en collaboration avec la SAAQ, a publié un guide d’exercices pour déterminer l’aptitude des patients à conduire un véhicule automobile. Cet outil permet au professionnel de la santé de dépister les déficits cognitifs, sensoriels, neurologiques et locomoteurs d’un patient. L’examen se déroule en trois étapes.

La première est l’observation du conducteur. À partir du moment où vous entrez dans son cabinet, sachez que le médecin vous a à l’oeil! Entendre votre nom, lorsqu’il est mentionné dans la salle d’attente, est déjà un fait observable tout comme votre démarche. Par ailleurs, le médecin peut, en vous serrant la main pour vous souhaiter la bienvenue, détecter si une incapacité fonctionnelle du bras est susceptible de compromettre les manoeuvres au volant, par exemple.

Deuxième étape: le questionnaire. «On leur demande: qu’est-ce que vous faites avec la voiture, où allez-vous, conduisez-vous le soir? Il y a une démarche bien précise à suivre», explique Suzanne Dufour, omnipraticienne, professeure d’enseignement clinique à la faculté de médecine universitaire de Sherbrooke et de Chicoutimi. La longue liste des éléments à évaluer permet à notre médecin de vérifier toutes les fonctions qui nous sont nécessaires pour conduire. Les antécédents médicaux (accident vasculaire cérébral, diabète, etc.) qui pourraient influencer nos fonctions motrices, les problèmes d’audition et de vision sont bien sûr examinés. Des petites questions peuvent également être posées aux membres de la famille d’un conducteur en examen afin de savoir s’il a, par exemple, des pertes de mémoire.

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