«Nous répondons aux demandes de toute personne, toutes classes sociales confondues, qui a besoin d'une référence précise et ne peut la trouver, explique Lorraine Bilocq Lebeau, directrice générale du Centre depuis 18 ans. Toutefois, il est vrai que le tiers des demandes provient de personnes vulnérables, souvent démunies.» Depuis sa création, le Centre a répondu à plus de 3 millions de demandes et en traite aujourd'hui environ 100 000 par année. En plus d'indiquer aux personnes la façon d'obtenir l'aide recherchée, le personnel du Centre leur permet d'expliquer leur problème sans être jugées, le tout en respectant la confidentialité.
Miroir de la société
Assistance matérielle, centres communautaires de quartier, soins médicaux à domicile, convalescence, alphabétisation, groupes d'entraide, suicide, logements, loisirs, défense des droits, etc.: la nature des demandes est extrêmement variée. Il va sans dire que, depuis les débuts, les besoins de la population ont changé, et le Centre est un témoin privilégié de cette évolution.
Jeannine Bilocq Lebeau rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, «les services paroissiaux et les communautés religieuses assuraient l'essentiel de l'aide aux personnes dans le besoin. Puis, dans les années 1970, on a assisté à la mise en place des services de défense des droits et des services de santé gratuits. À cette époque aussi, les demandes reflétaient de nouveaux problèmes, notamment la toxicomanie. Dans les années 1980, les demandes portaient beaucoup sur le monde de l'emploi et la formation professionnelle. Aujourd'hui, l'un des principaux problèmes est l'accès aux services de santé. Au point où même ici, où le personnel se fait fort de toujours trouver la réponse aux demandes, il est très difficile de trouver des médecins pour ceux qui en ont besoin.»