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L’économiste en chef de la BMO (Banque de Montréal), Douglas Porter, dans une analyse comparant les prix d’une quinzaine de produits identiques vendus ici et aux États-Unis, estime que nous avons payé en moyenne 10 % de trop pour les articles vendus de ce côté-ci de la frontière (quand le huard valait 0,88 $ US), et que nous payons jusqu’à 16 % de trop en moyenne si l’on tient compte de la force actuelle réelle du dollar canadien (en milieu d’année 2007, soit 0,95 $ US).
Des exemples ? Voir l’encadré Exemples de prix, ci-dessous. Trois mille dollars de plus pour une voiture ? Absolument. C’est pourquoi des Canadiens n’hésitent pas à aller acheter leur voiture aux États-Unis. Selon le modèle, les économies peuvent être encore plus substantielles. Gaston Lafleur disculpe les détaillants parce que, soutient-il, c’est le fabricant américain qui fixe le prix, le détaillant n’étant qu’un exécutant…
| Exemples de prix | ||
| Canada | É.-U. | |
| Cartes de fête | 4,25 $ | 3,74 $* |
| Honda Accord | 26 500 $ | 23 320 $ |
| Blackberry 8100 | 499 $ | 439 $ |
| Camera Canon Rebel | 829 $ | 730 $ |
| Chaussures | 35 $ | 30,79 $ |
| * Prix initial de 3,13 $ US, converti en dollars canadiens. | ||
Selon Michel Arnold, directeur général d’Option consommateurs, quand les détaillants subissent des hausses, les prix s’en ressentent très vite à la caisse. L’inverse devrait être vrai : quand le dollar est en hausse, les détaillants payent moins cher les produits qu’ils achètent, et devraient par conséquent nous les vendre proportionnellement moins cher pour que l’on bénéficie, nous aussi, de la force du dollar. Mais ils ne le font pas… sauf rares exceptions.