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Selon les termes du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS), Diane est ce qu’on appelle une proche aidante ou une aidante naturelle, parce qu’elle apporte un soutien significatif, à titre non professionnel, à une personne de son entourage ayant une incapacité. Le Conseil de la famille et de l’enfance estime qu’au cours d’une année plus d’un million de Québécois fournissent de l’aide à des personnes âgées.
Ce chiffre risque d’augmenter au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population. Le MSSS prévoit que, d’ici 2010, le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie devrait augmenter d’environ 30000, passant à environ 230 000. Comme seulement 4% des aînés vivent dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), on peut penser que ce sont les proches aidants qui seront mis à contribution. Déjà, actuellement, environ 80% des services à domicile sont offerts par des aidants naturels.
Les aidants ont besoin d’aide
Faute de ressources financières dans la foulée du virage ambulatoire, le réseau de la santé a transféré de nombreuses responsabilités aux familles, selon Mario Tardif, porte-parole du Regroupement des aidantes et aidants naturels de Montréal. «Les aidants éprouvent souvent des difficultés à imposer leurs limites. S’ils refusent d’intervenir, certains craignent qu’il n’y ait personne pour le faire. Ils acceptent donc sans cesse de nouvelles responsabilités, et, conséquemment, plusieurs s’épuisent.»