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Savoir aider... les aidants naturels

De plus en plus de gens dévoués, souvent des femmes, prennent soin d'un proche en perte d'autonomie. Une tâche qui peut s’avérer très lourde à porter...

Par Julie Leduc

savoir aider les aidants naturels
Photo Source:
© Istockphoto.com
Quand Diane a décidé d’héberger sa belle-mère de 83 ans, veuve et souffrant d’arthrite rhumatoïde, cela allait de soi. Venir en aide à celle qui l’avait épaulée dans l’éducation de ses enfants était un geste spontané. Elle était cependant loin de se douter que la tâche deviendrait lourde au point de la conduire à la dépression, deux ans plus tard. Entre le travail, les tâches quotidiennes et les soins à prodiguer, malgré toute sa bonne volonté, Diane s’est épuisée.

Selon les termes du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS), Diane est ce qu’on appelle une proche aidante ou une aidante naturelle, parce qu’elle apporte un soutien significatif, à titre non professionnel, à une personne de son entourage ayant une incapacité. Le Conseil de la famille et de l’enfance estime qu’au cours d’une année plus d’un million de Québécois fournissent de l’aide à des personnes âgées.

Ce chiffre risque d’augmenter au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population. Le MSSS prévoit que, d’ici 2010, le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie devrait augmenter d’environ 30000, passant à environ 230 000. Comme seulement 4% des aînés vivent dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), on peut penser que ce sont les proches aidants qui seront mis à contribution. Déjà, actuellement, environ 80% des services à domicile sont offerts par des aidants naturels.

Les aidants ont besoin d’aide
Faute de ressources financières dans la foulée du virage ambulatoire, le réseau de la santé a transféré de nombreuses responsabilités aux familles, selon Mario Tardif, porte-parole du Regroupement des aidantes et aidants naturels de Montréal. «Les aidants éprouvent souvent des difficultés à imposer leurs limites. S’ils refusent d’intervenir, certains craignent qu’il n’y ait personne pour le faire. Ils acceptent donc sans cesse de nouvelles responsabilités, et, conséquemment, plusieurs s’épuisent.»

Le cas de Diane n’est donc pas exceptionnel. Des études ont d’ailleurs montré que la détresse psychologique est jusqu’à 25% plus élevée chez les aidants naturels que dans la population en général. Quand les aidés souffrent de problèmes physiques, de 20% à 30% des aidants sont dépressifs; ce taux grimpe à 40% lorsque les aidés présentent une démence sévère.

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  • martial labbé - 16 avril 2011

    j'ai aidé ma mère durant ses derniers mois sur cette terre.J'étais prestataire de la CSST et je le suis encore. Pour me remercier d'avoir accompagné ma mère durant ses derniers temps, la CSST m'a volé au-delà 1000$ par mois sois disant que le décès d'un membre de la famille immédiate n'était rien,que c'était commun. J'ai perdu tout cet argent grâce aux mentries de la csst,parce que j'ai oublié de contesté une de leur décision, parce que je me suis trop occupé de ma mère. Avez-vous autre chose à ajouter???

  • lovlou - 6 mai 2010

    Bonjour, Je fais présentement une recherche pour un ami, autiste léger, de 20 ans et qui ne parle pas le françcais. Peut-être seriez-vous en mesure de me diriger vers un organisme quelconque qui "utilise" les handicapés auprès de d'autres handicapés comme aidants naturels ? Ce jeune homme possède une facilité déconcertante quant à sa façon de communiquer avec les autres handicapés. Hélas, je ne trouve aucune indication, ou lien à qui m'adresser dans ma recherche. Je trouve triste de ne pouvoir faire bénéficier une telle ressource à d'autres qui en ont grandement besoin. Merci de votre attention. Lovlou

  • rose l ,g - 1 février 2010

    Ma mère est décédée entre Noel et le jour de l' An 2009-2010. Je fais le tri des choses de ma mère et ce que mes soeurs ne voudront pas garder, nous allons le donner à la société du Diabète. J'étais son aidante naturelle depuis plus de 10 ans, ma mère avait 92 ans, elle avait la maladie d'Alzheimer et faisait de la démence. Depuis qu'elle est morte, je fais plusieurs choses que je ne pouvais faire du temps quand maman vivait: aller au gym, faire de la généalogie, faire des courses à Montréal.  C,est vrai que les aidants ont besoin d'aide, beaucoup d'aide,,,et une chance que le clsc est venu nous prêter main forte, soit pour les bains, les soins à domiciles,,, etc, etc, merci.

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